Excellence scientifique : la Guinée brille à Tanger grâce à Abdoulaye Gadiri Kaba, DG-A du CEDUST

Face à 32 nations, un Guinéen triomphe. Abdoul Gadiri KABA décroche le Prix de la Meilleure Communication Scientifique.Nouvelles de GuinéeLa recherche guinéenne s’illustre une fois de plus sur la scène internationale. Réuni du 4 au 5 juillet 2026 à Tanger, au Royaume du Maroc, le prestigieux Congrès international de l’AMCCA, organisé en partenariat avec l’ESCGA, a distingué Abdoul Gadiri KABA, Directeur Général Adjoint du Centre de Documentation Universitaire Scientifique et Technique (CEDUST), pour la qualité exceptionnelle de ses travaux de recherche.

Une consécration méritée sur la scène internationaleIls étaient venus de trente-deux (32) nationalités différentes, représentant l’Afrique et au-delà, pour prendre part à la 7ème édition de ce rendez-vous scientifique majeur. Parmi cette assemblée de chercheurs, d’universitaires et d’experts, un nom guinéen s’est distingué : celui d’Abdoul Gadiri KABA, dont la communication a retenu toute l’attention du Comité scientifique et de la commission d’organisation.Décerné par la Revue Française d’Économie et de Gestion, le « Prix de la Meilleure Communication Scientifique » vient couronner un article consacré à un sujet aussi actuel que stratégique, relatif aux enjeux de la transformation économique et de l’intelligence artificielle intitulé : « Gouvernance et performance à l’ère de la transformation numérique : une étude analytique des défis, enjeux et perspectives pour les organisations publiques guinéennes ».Revenant sur les circonstances de cette distinction, le Manager-Chercheur explique : « J’ai co-écrit un article avec Dr. Sékou 1 Keita, Doyen de la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion et Directeur du Master Économie Appliquée de l’Université de Kankan, qui a été sélectionné au congrès international de Tanger, au Royaume du Maroc. Lors de ce congrès, qui s’est tenu du 4 au 5 juillet 2026, j’ai fait une présentation. Sur le fondement de cette prestation, de la pertinence et de l’originalité du sujet, ainsi que la qualité scientifique de cette production, le comité scientifique, en collaboration avec la commission d’organisation, a décerné ce Prix de la Meilleure Communication à ma modeste personne », a-t-il expliqué à l’entame de ses propos lors d’un entretien ce lundi 10 août 2026, en marge de cette cérémonie de remise.

Quant à ce que ce prix représente pour lui, la réponse est empreinte d’une sincérité touchante : « Ça m’encourage d’avancer. Ça devient de l’essence pour moi, du carburant pour avancer, je le dirais comme ça. Bref, ça devient une véritable source de motivation pour moi et fontaine d’inspiration pour les jeunes chercheurs. Ce prix, ce n’est pas de l’argent, et n’a aucune valeur fiduciaire. Cette distinction constitue avant tout une reconnaissance du chemin parcouru et un encouragement à poursuivre résolument dans la voie engagée. Elle nous conforte dans la pertinence des efforts entrepris, tout en nous invitant à élever davantage notre niveau d’exigence. Je la reçois ainsi avec gratitude et humilité, non comme un aboutissement, mais comme une responsabilité renouvelée et une puissante incitation à poursuivre, avec constance et détermination, la quête de l’excellence », a-t-il lancé. L’aboutissement d’un travail rigoureux et collectif . Loin de s’enorgueillir seul de cette distinction, le lauréat a tenu à en partager le mérite avec tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la maturation de sa réflexion. « La recherche scientifique n’est jamais une œuvre solitaire. Elle se construit dans une dynamique collective, nourrie par les travaux de celles et ceux qui nous ont précédés, par les ouvrages et documents consultés, par les échanges avec nos pairs, mais également par les contributions des acteurs rencontrés et des personnes sollicitées au cours des investigations de terrain. Toute distinction scientifique porte ainsi, au-delà du chercheur qui la reçoit, l’empreinte d’une véritable communauté de savoir. », détaille-t-il, avant de conclure avec la modestie qui sied aux grands esprits : « C’est dans cet esprit que j’accueille, avec une profonde gratitude et beaucoup d’humilité, ce Prix de la Meilleure Communication Scientifique, décerné à Tanger dans le cadre d’un congrès international ayant réuni des participants issus de 32 nationalités d’Afrique et d’ailleurs. L’honneur est réel, mais il invite surtout à mesurer la responsabilité qui accompagne toute reconnaissance académique : continuer à apprendre, à rechercher et à produire des connaissances utiles à la société. », a-t-il déclaré.

Car, au-delà de la personne, c’est bien la Guinée tout entière qui se voit honorée. « Ce prix n’a pas été décerné à ma modeste personne. Ça a été décerné à la République de Guinée, devant 32 autres pays. Donc, ma personne ne compte pas trop, mais le fait de dire que ça a été décerné à un Guinéen, ce mot-là qui est plus important : la Guinée. Et c’est ce qui compte », insiste-t-il — y voyant un symbole particulièrement significatif pour un pays dont la présence mérite encore d’être davantage affirmée dans les grands espaces internationaux de production et de diffusion des connaissances. Cette distinction témoigne, avec force et humilité, du potentiel de la recherche guinéenne et de la capacité de ses chercheurs à produire des travaux rigoureux, pertinents et compétitifs au sein de la communauté scientifique internationale.Nouvelles de GuinéeUne dynamique de coopération scientifique panafricaineCe prix n’est pas un point d’arrivée, mais un tremplin. « Cette dynamique scientifique se prolonge aujourd’hui à travers plusieurs projets de recherche collaborative conduits avec d’éminents chercheurs en Afrique et au-delà du continent. Elle se traduit notamment par la coécriture en cours d’un article scientifique associant un chercheur canadien et un chercheur marocain. Ces collaborations internationales constituent, à mes yeux, de véritables espaces de fertilisation croisée des connaissances, de confrontation des perspectives et de production de savoirs à portée internationale. », révèle-t-il. Il évoque également sa rencontre avec un professeur sénégalais conquis par la qualité de ses productions scientifiques : « À la suite de nos échanges scientifiques, mon travail rédactionnel et la qualité de mes contributions ont retenu l’attention de cet éminent chercheur, qui m’a proposé d’engager une collaboration scientifique structurée. Cette convergence intellectuelle s’est depuis formalisée par la signature d’une convention de collaboration. L’une de ses premières concrétisations est la coécriture, déjà engagée, d’un article scientifique, ouvrant ainsi la voie à d’autres initiatives conjointes de recherche et de production de connaissances. », a-t-il fait savoir.« Le chercheur ne parle pas de ce qu’il pense, il parle de ce que les faits expriment, de ce que la réalité tangible dit », résume-t-il, définissant en une phrase l’exigence méthodologique qui, selon lui, distingue le travail scientifique de la simple opinion.Ces partenariats naissants illustrent une dynamique plus large : celle d’une recherche guinéenne qui s’ouvre au monde, tisse des liens avec ses homologues africains et internationaux, et affirme sa capacité à produire un savoir de rang mondial.Un hommage appuyé aux politiques de valorisation du capital humainDans son message, le lauréat n’a pas manqué de saluer les efforts des autorités guinéennes en faveur de la recherche et de l’enseignement supérieur. Il a notamment félicité le président de la République, Mamadi Doumbouya, pour les mesures prises en faveur de la revalorisation du statut et du salaire des enseignants-chercheurs, ainsi que la ministre en charge du secteur, Madame Djami Diallo, pour la continuité des initiatives engagées en faveur de l’excellence académique.Abdoul Gadiri KABA a également mis en avant le programme Simandou 2040 et sa composante dédiée, Simandou Academy, présentée comme une politique structurante pour le développement du capital humain guinéen à l’horizon 2040. « Le développement du capital humain est la dimension la plus importante du développement d’une nation », martèle-t-il, condition, selon lui, indispensable à toute transformation durable des ressources nationales en richesse partagée. À l’appui de cette conviction, il cite l’exemple de nations dépourvues de ressources naturelles, comme le Japon ou l’Île Maurice, mais portées au sommet par la seule qualité de leur capital humain.Un message d’espoir à la jeunesse chercheuse guinéenneAu terme de cet entretien, Abdoul Gadiri KABA a livré un message empreint de conviction à l’endroit de la jeunesse guinéenne, notamment, des jeunes chercheurs guinéens : « nous devons continuer à travailler sans s’attendre à un retour sur le travail, et la récompense viendra au galop plus tard ». Il a également rendu hommage à tous les enseignants-chercheurs du pays qui, dans l’ombre et sans récompense, œuvrent chaque jour à faire progresser la Guinée par le savoir — des « producteurs de savoir utile pour notre société », comme il aime à le rappeler.Loin de se reposer sur ses lauriers, le lauréat tient à replacer cette distinction dans une perspective de long terme : « Cette reconnaissance ne saurait être considérée comme un aboutissement, mais comme une étape supplémentaire dans un parcours scientifique qui demeure exigeant et perfectible. Elle nous conforte dans la voie engagée et nous encourage à poursuivre, avec constance, humilité et détermination, nos efforts de recherche et de coopération scientifique. Au-delà des accomplissements individuels, l’ambition est aussi de contribuer au rayonnement de la Guinée, en mettant davantage en lumière le potentiel de sa communauté scientifique. Notre pays dispose de chercheurs compétents, capables de produire des connaissances de qualité, de confronter leurs travaux aux standards internationaux et de construire des collaborations fécondes avec leurs pairs à travers le monde. Chaque avancée doit ainsi devenir une occasion supplémentaire de faire progresser la science et de porter, avec dignité, l’image de la Guinée sur les grandes scènes académiques internationales. », a-t-il déclaré.Nouvelles de GuinéeUne chose est sûre : avec cette distinction obtenue à Tanger, Abdoul Gadiri KABA rejoint la liste, encore trop courte mais grandissante, des chercheurs guinéens qui portent haut les couleurs nationales sur la scène scientifique internationale — une source de fierté légitime pour tout un pays, et un encouragement pour toute une génération de jeunes talents guinéens à oser, eux aussi, viser l’excellence. 

Mohamed Diawaty Doré

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